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Archive pour mars, 2014


Félix 4

30 mars, 2014
animaux, chats | Pas de réponses »

Les chats, nous allons vivre ici à présent. Vous aurez plus de place. J’espère que vous êtes contents ?

- C’est super, je vais pouvoir continuer à observer les oiseaux et tous les autres animaux dehors.

- Et toi ma fille ? Elle ne répondit pas, et sortit de ma pièce.

- Je pourrais aller dehors ?

- Je ne sais pas, tu sais Félix c’est dangereux.

- Pourquoi ?

- Il y a des renards et des personnes mettent des pièges. Tu risques d’être blessé ou pire. Mais, je vais y réfléchir. Veux-tu prendre un bain ?

- oh oui !

En effet, Thomas c’était rendu compte avec surprise que Félix adorait l’eau. Dès qu’il faisait couler de l’eau pour se raser, il arrivait en courant, mettait la tête sous le robinet et jouait avec sa patte. Avec la douche, s’il avait pu, il serait allé dessous, mais le jet l’arrêtait. Alors, il attendait simplement que Thomas ait terminé puis il allait s’allonger dans le bac de la douche où il restait de l’eau.

- Bon, je vais devoir partir, mais je t’achèterai un champoing et une serviette, juste pour toi.

Après le départ de son ami à deux pattes Félix partit à la recherche de sa copine Isis. Il la trouva perché sur l’armoire de la chambre.

- Que fais-tu là-haut ?

- Pas question que je prenne un bain moi !

- Tu as tord cela fait du bien !

- Peut-être pour toi, tu n’es qu’un vulgaire chat des rues, moi je suis un chat de race.

Félix sortit de la pièce, l’insulte l’avait touché, il alla s’installer sur le rebord de la fenêtre derrière le rideau. Il observa les oiseaux, mais le cœur n’y était pas.

Je ne suis qu’un chat des rues, un idiot, un vagabond quoi, mais j’avais une maison, des frères et des sœurs pourtant.

 

Lorsque Thomas revint deux heures plus tard, il chercha les chats étonné que Félix ne vienne en courant l’accueillir comme c’était son habitude.

- Félix, Félix vient mon chat j’ai une surprise pour toi !

Mais il ne bougea pas. Thomas commença à s’inquiéter ce n’était pas dans les habitudes de son petit félin de ne pas répondre. Qu’était-il arrivé ? Enfin, il le découvrit derrière les rideaux.

- Ben alors Félix cela ne va pas tu es malade ?

Félix ne répondit pas, Thomas le prit dans ses bras et le calma longuement en lui parlant.

- Raconte mon Félix qu’est ce qui se passe ? Qu’est-il arrivé pendant mon absence ? Allez mon vieux dis- moi je suis inquiet.

- Isis m’a dit que je suis un vulgaire chat des rues.

Mais non, non Félix elle est de la race des angoras et toi européen, mais il existe plusieurs races de chats. Elle a les poils longs toi courts, mais il existe aussi des chats sans poils.

Félix le regarda dubitatif.

- Bon, je vais te montrer quelque chose et ensuite tu prendras ton bain.

Thomas avait acheté aussi une grande bassine qu’il remplit d’eau tiède et posa sur la table. Immédiatement, Félix sauta sur la table et trempa sa patte de devant dans l’eau, puis constatant qu’elle était à la bonne température entra dedans sans se faire prier.

- Qu’elle est bonne, je suis content. Merci Thomas !

- Bon ! Je vais te savonner puis je te rincerai ensuite.

Félix se laissa faire en ronronnant de plaisir. Thomas le rinça et l’essuya avec la serviette bleue brodée d’un chaton, puis il le sécha avec son sèche-cheveux. Au début, ce dernier l’effraya avec son bruit, mais la chaleur lui fit du bien et il se roula sur le dos pour qu’il lui sèche le ventre.

- Alors cela t’a plu Félix ?

- Oui on recommence ?

- Ah Ah Ah pas maintenant mais une fois par mois si tu veux.

Thomas s’installa ensuite à son bureau pour travailler pendant que Félix fatigué par son bain s’endormit sur son coussin. Isis descendit du haut de l’armoire constatant qu’il n’y avait plus de danger pour elle.

Faisons connaissance avec les poules!

18 mars, 2014
animaux | Pas de réponses »

J’ai souvent entendu dire que les poules, comme les canards sont bêtes, ils ne comprennent rien. Je suppose que c’est vrai lorsqu’ils sont en batterie, dans un poulailler, ou on entre pour leur donner à manger et à boire et prendre leurs œufs ou les tuer. Dans ce cas, il vaut mieux de toute façon ne pas s’attacher. Personnellement, des poules je ne pensais pas en avoir. Nous en avions lorsque j’étais petite, et j’ai surtout de mauvais souvenir avec les coqs alors…

Mais voilà, un jour mon compagnon me dit nous pourrions avoir deux poules, elles vivraient en liberté dans le jardinet, nous aurions des œufs frais. Tout d’abord, je ne réponds pas car je sais bien que c’est moi qui vais devoir m’en occuper. Mais bon, un jour je contacte une amie dont la sœur élève des pondeuses et j’adopte deux grosses poules rousses.

Le soir, lorsque mon compagnon rentre, je lui présente Tara et Josie, et oui je leur ai donné un nom. Josie est d’un beau roux uni, quant à Tara elle a le cou presque brun. Je me rends compte très vite qu’elles ont chacune leur caractère. Josie est vive, n’hésite pas à pourchasser les oiseaux qui viennent pour manger ses graines c’est la dominante. D’ailleurs, elle se perche toujours un échelon au-dessus de sa sœur. Tara est plus calme, plus douce, c’est une bonne mémère tranquille, malheureusement.

Lorsqu’elles se trouvent au fond du jardin, je siffle comme on le fait pour un chien, et les deux arrivent en courant et en sautant, Tara bonne dernière.

Tara nous a malheureusement quittée l’année dernière.

Un jour une dame du refuge me dit : j’ai une nègre soie blanche, tu ne la veux pas ? Elle tombe souvent car elle a eu une aile cassée. Il faut toujours chercher après elle et la relever. Je ne veux pas qu’il la tue.

Bon ! Une de plus, peu importe, c’est une sorte de sauvetage. Je vais la chercher, elle est magnifique. Je ne m’intéressais pas aux poules avant, et je n’imaginais pas qu’il pouvait-y en avoir d’aussi belles. Voici donc une nouvelle pensionnaire « Jacquotte ».

Naturellement, je me rends vite compte qu’elle tombe souvent sur le dos et ne peut pas se relever. Je vais donc plusieurs fois dans la journée voir où elle se trouve et surtout le soir si elle est rentrée. Elle ne pond pas non plus, mais pas grave. Puis, je prends l’habitude lorsque je la cherche de l’appeler par son nom, et très vite je découvre qu’elle est très intelligente. Et oui, si elle est tranquillement dans un coin, elle ne dit rien. Mais, lorsqu’elle est tombée et que je la crie, elle répond, il ne me reste plus qu’à m’orienter et je la trouve en effet à chaque fois sur le dos.

Une fin de journée de cet hiver, je vais voir si elle est couchée, mais elle n’est pas là, je la crie et j’écoute, au début je n’entends rien, puis enfin un petit appel. Je la trouve sur le dos trempée pleine de boue. Elle devait être tombée depuis un moment. Je ne puis me contenter de la mettre dans la paille pour la nuit. Je la rassure en lui parlant, en caressant son cou. Je rentre à la maison avec elle, je ne sais que faire, puis je suis mon instinct, je la lave à l’eau tiède et je la sèche au séchoir. Elle n’en mène pas large, mais elle se laisse faire, elle passe la nuit dans une cage à la maison et le matin elle repart dehors comme si rien n’était. Depuis ce jour, lorsque je suis sur la terrasse, elle vient à côté de moi me regarde, puis elle repart. Nous sommes devenues amies.

L’année dernière, sont entrées dans notre vie trois autres filles, Boule de suie, de la même race que Jacquotte mais noire, Grisette une grise avec un casque, Caramel rousse avec un peu de noir à la queue et un casque comme Grisette. Cette dernière était sauvage à son arrivée, aujourd’hui elle vient lorsque je fais quelque chose dans le jardin et se permet de rentrer dans la maison si la porte est ouverte en laissant toujours de préférence un petit cadeau lors de sa visite. Boule de suie s’approche aussi mais garde une certaine distance. Quant à Caramel, c’est la fofolle, elle se trouve à un endroit brusquement se met à courir on ne sait où pour s’arrêter soudain comme ça.

Elles ont toutes un caractère différent. Josie la plus grosse, c’est la chef. Elle fait marcher les autres, veut toujours manger où sont ses copines et les chasse. Ensuite, c’est Jacquotte qui est au-dessus des trois autres, elle n’hésite pas à donner des coups de becs surtout si elle est dans un coin du jardin à gratter. Puis, vient Grisette qui domine Boule de suie et Caramel.

Ensuite, il y a ma copine Gertrude la canne qui entre dans la maison dire bonjour tous les jours aux chiens, qui me suit partout et me fait des papouilles avec son bec, elle ne dédaigne pas un câlin à bras mais chut… Elle, vous connaissez déjà son histoire. Ah oui, j’oubliais son copain Donald qui se laisse caresse uniquement sur le dos.

Bon, je sais certains vont penser que je suis bête, c’est leur droit moi je suis une maman animaux. Et alors, il en faut non ?

Depuis notre petite Jacquotte nous a quitté

MarieEtoile

correction Marylène

Felix le chat qui parle 3

18 mars, 2014
animaux, chats | Pas de réponses »

 

20 heures, comme chaque soir depuis qu’il a adopté Isis Thomas s’assied sur le canapé avec un livre.

- Les chats lecture.

Les deux minets arrivent immédiatement et s’installent, un de chaque côté d’une cuisse de leur maître, Isis à droite et Félix à gauche. La lecture commence et Isis s’endort très vite bercée par la voix de son maître. Félix lui écoute. Soudain le portable sonne, il est 20h 45 Thomas décroche.

- Thomas mon chéri c’est maman…

- Maman ! Tu as une drôle de voix que se passe-t-il ?

- C’est mamy mon chéri, elle vient de mourir…

Les yeux de Thomas s’emplissent de larmes.

- Mais, je l’ai eu avant-hier au téléphone elle était bien que s’est-il passé ?

- Elle ne voulait pas t’inquiéter mais c’était son cœur. Depuis quelque temps cela n’allait pas. Tu sais, elle avait 94 ans le cœur était fragile.

- Je serai là demain.

Félix regarda Thomas qui pleurait la tête entre les mains.

- Qui a-t-il ?

- C’est mamy elle est décédée. Mais, j’ai bien entendu ? Tu viens bien de me parler ?

- Tous les chats parlent !

- Mais ? Isis ne m’a jamais parlée elle.

- Nous avons toujours parlé, mais les humains nous ont fait du mal et nous nous sommes tus. Mais lorsque je t’ai vu, je savais que nous étions faits l’un pour l’autre et que nous parlerions ensemble.

 

Isis c’était réveillée et regardait Félix, pas contente du tout de ce qu’il venait de faire. Thomas se leva et alla dans sa chambre où Félix le suivit.

- Que fais-tu ?

- Je prépare ma valise nous allons chez mamy. Mais, ne le dis pas à Isis, elle déteste voyager.

Félix s’installa sur le lit et observa son ami.

- Tu es très malheureux ?

- Oui mamy m’a pratiquement élevé. C’est elle qui m’a fait aimer lire et écrire. Elle m’a poussé vers la traduction et l’écriture de mes propres livres. Je lui dois beaucoup.

La valise terminée, il se dirigea vers le placard du couloir où il sorti une cage qu’il déplia. Il déposa au fond une couverture et prépara une litière.

- Veux-tu entrer dans la cage, peut-être qu’ainsi Isis fera moins de problèmes pour y entrer.

 

Il alla dans le salon prendre Isis, mais dès qu’elle vit la cage elle se débâtit dans tous les sens en miaulant. Elle le griffa aux mains. Thomas lui parlait, essayait de la rassurer, mais elle ne voulait rien entendre. Enfin, elle se retrouva dans la cage à côté de Félix.

- Pourquoi tu fais tout ce cirque ?

- Oh toi, je ne te parle plus tu as divulgué le secret des chats en expliquant que nous savions tous parler.

Isis était dans une rage folle, elle tourna dans la cage et ne s’apaisa que lorsqu’elle fut épuisée. La valise fut déposée dans le coffre et la cage à l’arrière sur la banquette, coincée entre les sièges, elle ne risquait pas de tomber. Le trajet dura plusieurs heures, il faisait nuit et Félix s’endormi paisiblement, réveillait en sursaut par Isis qui se mettait à grogner et à miauler d’un air désespéré. Thomas lui parlait pour la rassurer mais rien n’y faisait. Il mit de la musique douce qui lui faisait en général du bien, elle se calma un peu.

À une heure du matin, enfin il annonça qu’ils étaient arrivés. Sa mère ne dormait pas, les lumières de la maison étaient allumées, lorsqu’il entra avec la cage des chats elle buvait un thé les yeux dans le vide.

- Je vais mettre les chats en liberté dans la chambre. Ceux-ci libérés, il leur demanda de ne pas faire de bêtises.

- Ne t’inquiète pas lui répondit Félix !

Thomas prit sa mère dans ses bras, elle avait vieilli sous le choc du décès. Ils passèrent la nuit dans le salon, sans parler. Il n’y avait rien à dire. Mamy était âgée, cela devait arriver un jour ou l’autre. Lorsqu’il alla prendre un peu de repos en s’allongeant sur le lit Félix se lova dans ses bras pour le réconforter, mais Isis boudait dans un coin.

L’enterrement terminé, Thomas devait retourner chez lui mais il devait voir le notaire deux jours plus tard et décida de rester là. Isis ne supporterait pas plusieurs voyages.

Mamy avait donné sa maison et ses meubles à Thomas, elle savait qu’il aimait ce lieu et viendrait en vacance là.

Il ne s’attendait pas à cela mais il reconnue bien le caractère de mamy. Il réfléchit à ce qu’il allait faire. La nuit fut longue, il croyait entendre mamy. Le matin, il avait pris sa décision.

- Les chats, que diriez-vous de vivre ici au lieu de l’appartement ?

- Super répondit Félix qui depuis son arrivée passait son temps à observer les oiseaux dans les arbres du jardin.

Isis ne répondit pas, mais elle n’en pensait pas moins, elle préférait l’appartement.

FELIX LE CHAT QUI PARLE 2

10 mars, 2014
chats | 1 réponse »

Félix dans sa nouvelle famille 2

 

Félix arriva dans un grand appartement spacieux. On le sorti de sa cage et il fit le tour dans les bras de Thomas qui lui présenta sa nouvelle copine Isis. C’était une magnifique femelle grise avec de longs poils. Celle-ci, le regarda dédaigneusement, lui tourna le dos et se lécha délicatement la patte.

- Ne fais pas attention, elle est un peu fière. Mais vous serez bientôt les meilleurs amis de la terre. Ici, c’est ta litière.

- Félix avait justement un besoin urgent. Thomas le déposa parterre et il entra dans la litière.

Ouf ! Cela fait du bien.

- Bon, je te laisse, je dois travailler un peu. Fais connaissance avec Isis et la maison.

Thomas travaillait chez lui comme traducteur de livres, mais il écrivait aussi des romans pour lui. Isis descendit du meuble où elle était perchée et se dirigea vers la litière. Elle passa la tête par la petite porte battante, renifla, se retourna regarda Félix puis son maître et fièrement la tête haute, la queue droite retourna se percher sur le meuble.

- Vous ne croyaient pas que je vais salir ma belle fourrure en allant derrière ce chat quand même.

- J’ai rebouché derrière moi.

- Et alors cela sent. Je me retiendrai.

Thomas qui avait remarqué le manège de sa belle alla vider la caisse.

- Bon ok ! Cet après-midi j’irai chercher de nouvelles litières et des gamelles neuves.

Vers 13h30, il laissa les deux chats pour faire les courses.

- Tu vas rester ici toi ?

- Oui il m’a adopté !

- Tu n’es pas un chat de race toi ! Moi je suis un chat persan. Pourquoi t’as t’il adopté ?

- Lorsque nos regards se sont croisés nous avons su que nous étions faits pour vivre ensemble.

Il aurait pu me demander mon avis quand même !

 

Lorsque Thomas rentra une heure trente plus tard, les chats étaient tous les deux sur le canapé, mais un à chaque bout. Ils dormaient paisiblement.

 

- Très bien, je vois que vous avez fait connaissance. Voilà une litière rose pour Isis et un bleu pour toi Félix. Idem pour les gamelles. J’ai aussi acheté un coussin pour chacun de vous, chacun votre couleur.

 

Thomas vivait seul, il parlait donc aux chats comme s’ils étaient humains. Il pensait qu’ils étaient capables de comprendre tout ce qu’on leur expliqué. Il regardait très peu la télévision, mais il y en avait une qu’il allumait pour les chats lorsqu’il partait.

Depuis trois ans qu’il avait Isis, chaque soir il lui faisait la lecture pendant une heure, souvent il s’agissait de ses propres écrits. Il attendait son approbation sur l’histoire, mais Isis s’endormait toujours avant la fin.

Lorsqu’il était arrivé au refuge, il ne savait pas pourquoi il avait pris Félix plus qu’un autre. Mais, intérieurement, il savait qu’ils allaient se comprendre. Près du box, il avait eu l’impression d’entendre Félix lui parler comme un être humain. Il n’avait pas hésité.

Thomas avait des petites amies, mais rien de réellement sérieux et elles ne venaient jamais chez lui, à cause d’Isis. Au début, certaines étaient passées pour une nuit, un weekend, mais Isis grognait dessus, arrachait les bas. Elle s’était amusée à uriner dans les magnifiques chaussures de l’une d’elles. Il ne l’avait plus jamais vue. C’était bien mieux ainsi. La seule qui résistait aux perfidies de la chatte c’était Emilie. Elle venait de temps en temps pour la journée ou la nuit, mais Isis n’entrait pas dans la chambre.

 

Vers 18 heures, il sortit deux boites de thon qu’il déposa dans chaque gamelle. Isis sauta de son pied estale,lieu de prédilection et vint déguster tout doucement son repas. Félix lui se jeta dessus, il adorait. Lorsqu’il eut terminé, il miaula pour remercier Thomas.

- Un vrai régal ! On mange cela tous les jours ?

- Très souvent répondit Thomas.

Il avait réellement entendu Félix parler où c’était son imagination ?

Marie étoile

MARIAGE CATASTROPHIQUE

4 mars, 2014
HUMOUR | Pas de réponses »

 

Voilà, les époux venaient de s’unir pour le meilleur et le pire.

Sur les marches de l’église, le photographe immortalisait cet évènement. Le marié dans son beau costume trois pièces, sa chemise de soie et ses chaussures vernis qui commençait à le faire souffrir. Elle, dans sa magnifique robe blanche décolletée, ses talons hauts et ses gants d’un blanc immaculé. On prenait la pose pour la photo.

Soudain, le ciel devint brusquement noir, une averse de grêlons dégringola ; les noceurs coururent à leur voiture. Les épaules et le décolleté de la mariée devinrent rouge écarlate. Son époux l’entraîna vers la voiture en courant. Et vlan, elle s’étala sur le sol boueux, ayant glissée sur une crotte de chien.

Il aida sa dulcinée à se relever, et ils s’engouffrèrent enfin dans la voiture. Tachant de boue les sièges et la moquette en diffusant une odeur très désagréable.

On décida que la mariée allait devoir se changer, ce qu’elle fit pendant que les invités rejoignaient le lieu où devait se dérouler la fête.

Lavée et changée, elle revint en boitant légèrement ayant un gros bleu à la fesse gauche.

- J’espère que c’est le pied gauche qui a marché sur la crotte cela porte bonheur.

Un autre lui dit :

- Mariage pluvieux, mariage heureux ! Sauf que là, ce sont des grêles… ce ne peut qu’être un mariage fantastique.

 

La mariée fit bonne figure en souriant même si elle n’en pensait pas moins. Mais, très vite, on ne pensa plus qu’à s’amuser et faire bombance. Le soleil était de retour et les enfants jouaient dehors.

 

Un chat roux s’invita à la noce en miaulant. Les mariés lui offrir de la viande et des restes. Il fit le tour des invités. La belle-mère de la mariée détestait les chats, elle le poussa de la main et du pied. Le minet se retourna lui montrant son postérieur, dressa toute droite sa queue et lui envoya un jet d’urine sur le bas de la robe avant de s’enfuir en courant.

Belle maman se mit à hurler.

 

- Qu’elle horreur fit la mariée avec un petit sourire maitrisé. Chacune son tour pensa-t-elle. Elle ne s’est pas inquiétée pour moi lorsque je suis tombée.

-

On rinça le bas de la robe et on dansa.

 

La nuit était à présent tombée, il pleuvait et l’orage grondait. La noce menait bon train entre les divers plats on dansait, chantait…

 

Brusquement, des couacs se firent entendre dans l’orchestre. On constata qu’un musicien avait forcé un peu trop sur le champagne. On lui intima l’ordre de se reposer dans une pièce derrière.

La pièce montée arrivait enfin sur un chariot, mais l’électricité fut coupée, l’orage sans doute… On attendit dans le noir. Soudain, on entendit un choc, la lumière revint pratiquement au même moment. Et là… on constata que la magnifique pièce montée s’étalait, une partie sur la table, l’autre sur le sol et une troisième sur la robe du témoin de la mariée.

Les invités regardaient avec horreur et consternation. Les jeunes époux de leur côté en profitèrent pour s’éclipser.

 

- La bonne nouvelle ma chérie, c’est que personne n’oubliera notre mariage.

-

Tous deux se mirent à rire aux éclats.

FELIX LE CHAT QUI PARLE 1

4 mars, 2014
chats | Pas de réponses »

Félix est un chat de six mois, il est né dans une famille. Sa mère devait être stérilisée, mais elle s’était sauvée pendant une nuit et des bébés étaient nés de son escapade. La famille avait réussi à donner les frères et sœurs de Félix, mais lui était resté. C’était pourtant un magnifique chat noir et blanc.

La famille fit stériliser la mère, mais elle n’avait pas les moyens de garder Félix de le castrer et de le pucer. On décida donc de l’emmener au refuge, il aurait une chance de trouver une famille. On savait aussi que le refuge évitait le plus possible les euthanasies. Félix avait dont toutes ses chances.

Dès son arrivée, il fut installé dans une cage, tout autour il y avait d’autres cages et d’autres chats. On lui mit des croquettes, de l’eau, une litière, et une couverture pour dormir. Une dame s’occupait d’eux. Félix voulait parler à cette personne, elle était gentille, malheureusement elle ne comprenait pas. Il essayait de parler dès qu’une personne s’approchait de sa cage. Très vite, il comprit que chaque jour la dame venait s’occuper d’eux. Un jour, on ne lui donna pas à manger, le lendemain il fut installé dans une cage de transport, puis dans une camionnette. Enfin, il arriva dans un lieu qu’il n’aima pas, il avait peur et sentait une odeur pas agréable à ses narines. On le sortit de la cage de transport, on l’attacha et on lui fit une piqure et il ne vit plus rien. Lorsqu’il se réveilla, il était vaseux et avait mal. On venait de le castrer et de lui installer une puce électronique dans la jugulaire. En fin de journée, on le ramena au refuge. De bonne constitution, il se rétablit très vite.

Puis un jour, on le transporta dans un box où il y avait déjà plein de chats. Il y avait une courette et endroit chaud avec des paniers pour dormir. Chaque jour, un garçon venait s’occuper d’eux. Félix sympathisa très vite avec ses compagnons d’infortune. On lui expliqua que certains avez la chance de partir dans une famille, d’autres âgés où là depuis longtemps avaient la malchance de mourir dans ce lieu.

Tous les deux jours, un monsieur âgé venait. Il passait dans chaque box, tous avaient le droit à des câlins. On aimait bien les jours où il venait et on l’appelait Monsieur Câlinou. Félix essayait de lui parler, mais lui non plus ne comprenait pas.

Félix voyait passer de nombreuses personnes, elles s’arrêtaient et parfois un chat partait avec elles. Lui, on ne semblait pas le remarquer.

Un jour enfin, un monsieur d’une quarantaine d’années arriva devant son box ; leurs yeux se croisèrent, ils plongèrent dans le regard l’un de l’autre. Félix savait, il l’avait reconnu au fond de son petit cœur. C’était lui, ils s’attendaient tous les deux, étaient faits l’un pour l’autre. Félix fit passer plein d’amour, de tendresse dans les yeux du visiteur.

Le monsieur interpella le soigneur qui s’occupait d’eux.

- Je désire adopter le chat noir et blanc.

- Lequel Monsieur ?

- Celui-là !

Félix s’approcha de la grille en miaulant.

- C’est Félix…

- C’est lui que je désire adopter.

- Bien Monsieur, il est castré, vacciné et identifié. Avez-vous une cage de transport ?

- Oui, dans la voiture, je vais la chercher.

- Vous ne désirez pas venir le voir de plus près, le prendre dans vos bras ?

- Non merci, je sais que c’est lui et que nous allons bien nous entendre.

L’homme alla chercher sa cage et se rendit au bureau pour les papiers. Pendant ce temps, on lui amenait Félix dans la cage.

- Avez-vous d’autres animaux Monsieur ?

- Une femelle Isis, ils devraient bien s’entendre. J’ai un grand appartement.

Les formalités terminées la baricanelle fut installée sur le siège passager et le voyage commença vers la nouvelle maison de Félix.

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