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Archive pour la catégorie 'oiseaux'


Mon amie Margot la pie

1 février, 2014
oiseaux | Pas de réponses »

Toute la nuit le vent avait soufflé très fort, les arbres s’étaient penchés dangereusement. Des branches cassées jonchaient le sol. Certains arbres déracinés en avaient écrasé d’autres. Les pluies intermittentes de toute la semaine avaient trempé le sol, les racines peu profondes n’arrivant pas à supporter le choc.

Au pied d’un arbre se trouvait un bébé pie, trempé, pelotonné dans un coin. Ce n’était plus qu’une petite boule toute ébouriffée, tremblante. Il ne savait pas voler. La tempête et le balancement du nid l’avaient certainement fait choir. Il pouvait parfaitement s’en sortir, sa mère le nourrirait en bas de l’arbre.

Mais le problème, c’était le chat à l’affut qui l’observait en se pourléchant les babines.

Je promenais mon chien, lorsque j’aperçus ce petit être sans défense. Le chat allait n’en faire qu’une bouchée. Maman pie regardait son bébé en poussant de grands cris stridents, et en battant des ailes pour éloigner le prédateur.

Je pris l’oiseau qui se laissa faire et l’emmenais. De retour à la maison, il fut installé dans une grande cage avec du foin. Je ne savais pas très bien  ce que j’allais lui donner à manger, c’était mon premier sauvetage. Dans l’urgence, ce fut de la mie de pain trempée dans de l’eau, déposée sur une allumette. Au début, il fallut lui ouvrir le bec pour le forcer à manger. Mais très vite il comprit. Je l’appelais Margot. Très intelligente, la petite pie sut reconnaitre la pitance et son nom, elle mangea toute seule sans qu’on soit obligé de continuer à lui ouvrir le bec. Très vite, on lui donna de la jaunette. Au bout de plusieurs jours, elle mangea ce qu’il y avait dans sa cage. J’allais à la recherche de vers dans le jardin, dès qu’elle me voyait prendre la bêche elle se mettait à crier et à battre des ailes pour avoir les vers.

Margot poussa vite, bientôt elle eut ses plumes et sa queue. Elle était sauvée. Mon père lui fit une grande cage pour qu’elle puisse voler. La journée on la mettait dedans et le soir elle entrait dans la maison et sa première cage.

Nous avons passé ensemble le reste de l’été, l’automne et l’hiver. Au printemps suivant, elle commença à prendre des petites brindilles, des morceaux d’herbe et voulut faire son nid. Puis un jour, un Monsieur pie arriva, il se percha d’abord à distance, puis chaque jour il s’approcha de plus en plus jusqu’à venir se poser sur la cage. Margot n’était pas indifférente à ces manières. Je voyais bien qu’elle désirait des petits. Elle venait de trouver son prince charmant.

Je me décidai un matin à lui donner sa liberté pour qu’elle puisse vivre sa vie d’oiseau libre. Je la mis dans sa grande cage mais en laissant le dessus ouvert. Elle s’envola vers 10 heures. J’étais triste de perdre mon amie, mais aussi heureuse pour elle.

Mais surprise, le soir elle était de retour dans sa cage. Pour la nuit, elle intégra toute seule la maison.

Chaque jour, je continuais de laisser la cage ouverte. Mais, elle restait tout en me regardant tristement.

-          Petite Margot ta vie n’est pas en cage, tu es un oiseau libre. Tu dois vivre ta vie avec un compagnon si tu le désires.

Je sais, c’est sans doute idiot de parler à une pie me direz-vous, mais elle comprit. Vers 9 heures son prince charmant arriva. J’étais près de la cage elle sautilla vers moi.

-          Va ma belle tu es libre.

Elle regarda son prétendant qui l’appelait puis moi, elle semblait hésiter. Puis, enfin, elle s’envola, se percha près de Monsieur pie. Ils restèrent quelques instants à me regarder puis s’envolèrent.

Je savais que j’avais fait ce qu’il fallait. Chaque jour je pensais à elle. Puis un jour, j’entendis crier dans le jardin. Margot était sur la pelouse avec cinq jeunes pies, ses enfants. Elle attendait.

-          C’est bien ma belle, tu as de beaux petits, je suis fière de toi.

Elle écoutait en penchant sa tête d’un côté puis de l’autre.

-          Sois heureuse avec ta famille.

Margot s’envola avec ses enfants sur une branche du saule, puis ils partirent vers leur destin vers la liberté, le bonheur d’être libre, de voler dans le ciel…..

Cette histoire est véridique.

Marie Etoile

correction de Marylène

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